lundi

Als sie kamen...






Quand ils sont venus chercher les antisémites,
J’ai applaudi,
C’est laid d’être antisémite.

Quand ils ont traqué les antisionistes,
Je n'ai rien dit,
Je ne suis pas antisioniste.

Quand ils ont persécuté les islamistes
Je n'ai pas manifesté,
Je n’ai rien à voir avec les islamistes.

Quand ils s’en sont pris aux catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'ai plus la foi catholique.

Puis ils sont venus me chercher...
Et il ne restait plus personne pour s'indigner.

dimanche

Palestine


Palestine !

Plaie ouverte de l’«Ordre» mondial !
Avec elle mon cœur saigne depuis si longtemps.


Gaza meurt. Dans l'indifférence. Dans un interminable camp d'extermination à cieux ouverts, au vu et au su du monde.
Monde qui se tait.
Le voilà le grand scandale d'iniquité, l'abomination de notre temps.
C'est NOTRE présent ! Cela se passe MAINTENANT… et quasiment sous nos yeux.
Pour le passé vous ne pouvez plus rien. "Laissez les morts enterrer les morts."
Qu'a tu fait, dis, toi, pleurant sans cesse sur l'Horreur ancienne et nauséabonde, contre cette autre qui se perpétue et pue jusque sous ta narine ?
Avec ton fâchisme de retard et ta montre arrêtée à l'heure la plus sombre, tu n'auras été qu'une ombre; pauvre vapeur évanescente et pâle...
Aussi crains qu'à l'heure de ta mort, le Gardien du Seuil n'écartât trop brutalement de ta face hébétée, le Voile d'Isis:  « Alors, à la vue de ce qu’ils n’avaient jamais soupçonné, de ce qu’ils avaient contemné peut-être, ils tomberont anéantis dans les profondeurs du chasme, où, n’ayant plus conscience d’eux-mêmes, ils perdront leur entité et ne se retrouveront plus ! »

Tes rogatons seront refondus et touillés dans le pot-pourri originel dont tu n'étais jamais sorti, car n'ayant rien compris de ton temps c'est comme si tu n'avais jamais été.
Et le Mal s'engraissera de ton néant sonore comme le ver de ta charogne.



 

samedi

Sabrons le champagne avec les Sabras

Sabrons le champagne avec les sabreurs
Tous les Sabras les Attila
Les massacreurs
Qui viennent comme des fiers à bras
Pour fêter Anouccah
D’égorger jusque dans leurs draps
Les enfants de Gaza

Faisons la bombe avec les sabras
Qui dorment dans leurs beaux draps
Trempés de sang
Buvons la coupe de sang frais
D’enfants fraîchement immolés

Et boum ! Leurs petits cœurs font boum !
Quant ils explosent
De panique
Avant d’aller s’éparpiller
Avec leur mains avec leurs pieds
Vers les étoiles bleues
Peintes sur les F16
Buvons la coupe de sang frais
D’enfants fraîchement immolés

Gloire et Honneur aux Sabras
Pataugeant dans les artères ouvertes
Les voies éventrées de Gaza
Pour prélever tout ce qui bouge
Et palpite encore dans les corps
Des enfants dépecés dans les bouges
Les petits enfants morts


Le manque à gagner de Monsieur Madoff
Nous sussure la Voix-off
Il fallait s'en dédommager
Par des fleuves de Sang Frais
D’enfants fraîchement immolés
Levons levons !
Nos verres de sang aux Sabras !